Printemps gourmand aux portes des Hautes Fagnes

En début de printemps, il y a quelque chose de particulier dans les Hautes Fagnes. Les premiers verts tendres apparaissent, les chemins se réveillent, la lumière change… et en cuisine, la saison apporte ses premières promesses. C’est peut-être le plus beau moment pour s’offrir une parenthèse mêlant nature, charme et gastronomie. C’est aussi le temps des jonquilles qui colorent certaines prairies des Cantons de l’Est — un spectacle printanier que beaucoup d’amoureux de l’Ostbelgien, viennent admirer chaque année.

Au retour de promenade, la saison continue dans l’assiette. La cuisine se pare volontiers d’asperges, d’ail des ours, de jeunes herbes ou de ces premières notes végétales qui annoncent les beaux jours.

Carnet de voyage

Jour 1 — Arriver et prendre le temps à La Boulinière

Direction les Ardennes du nord-est belge, rendez-vous au parking du Signal de Botrange. Quel bonheur ces sentiers des fagnes ! Respirer l’air vif du plateau… Après une randonnée dans les High Fens, les paysages encore verdoyants et en plein réveil printanier laissent souvent cette sensation d’en avoir pris plein les yeux — le grand air, les lumières mouvantes sur les fagnes, les premières floraisons sauvages… On adore !

Après ce bain de nature, le repos trouve naturellement sa place cette fois dans la chambre Madeleine, havre de calme et de sérénité. Un coin lecture tourné vers une grande baie vitrée, un bain à bulles pour délasser les jambes après la marche, le silence de la maison… tout invite à recharger les batteries. En sortant de la chambre, on descendant. L’atmosphère de la maison prolonge cette impression de parenthèse : les pierres de la vallée de la Warche, le bois de l’escalier, les jeux de lumière, le mélange de mobilier chiné et contemporains dialoguent sans ostentation. On s’y installe volontiers quelques instants avant le dîner, un verre à la main, comme dans un salon habité plus qu’un lieu de passage.

Le soir — Le printemps s’invite à table

C’est une saison que le chef Bouli affectionne particulièrement pour sa fraîcheur et sa vivacité : les pissenlits sauvages, l’ail des ours ou la délicatesse poivrée de la cardamine des prés viennent parfois inspirer une garniture, une sauce, un bouillon ou simplement un accent inattendu dans l’assiette. Une cuisine de saison, sensible au moment, où le terroir dialogue avec ce que le printemps offre de plus subtil. Une cuisine de saison, inspirée du terroir, où les classiques du chef dialoguent avec les produits du moment. Un dîner où l’on prend le temps.

Dormir sur place, prolonger le plaisir … Après le repas, il suffit de monter dans sa chambre et laisser la soirée se prolonger dans le calme. C’est tout le charme du séjour gourmand : ne pas avoir à repartir.

Jour 2 — Petit-déjeuner et encore un peu de printemps

Au réveil, un petit-déjeuner en douceur avant une nouvelle balade ou une découverte des environs.

Le passage dans la région de Malmedy durant le printemps invite à ralentir. Et parfois, c’est exactement ce qu’on cherche. Marcher parmi les paysages encore sauvages, partager une belle table, dormir dans une maison de charme, et repartir avec l’impression d’avoir vécu une vraie parenthèse.

Notre idée du week-end parfait !